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Scoring

2.2.2.2-4.2.3.1-timp.perc-harp-strings


Abbreviations (PDF)

Territory
This work is available from Boosey & Hawkes for the world.

Programme Note

On ne connaît pas avec exactitude la date de composition de la Première Suite de danses, qui fut écrite vraisemblablement dans le courant de l’année 1910. La Bibliothèque de Genève en conserve un manuscrit incomplet sur lequel les deux premiers mouvements sont sous-titrés Beau Jardin et Printemps, indications non reportées dans l’édition. D’autre part, une copie d’une réduction pour piano de la dernière partie comporte des instructions pour la chorégraphie de la main du compositeur, ainsi que diverses indications de régie, en allemand. Il est donc probable que l’ouvrage a été conçu, tout au moins en partie, pour être travaillé dans les cours de rythmique que le musicien donna pendant quelques mois à Dresde, avant l’achèvement de l’Institut de Hellerau  en 1911. L’oeuvre fut jouée le 10 janvier 1911 à Berlin, sous la direction du compositeur, mais semble, selon la presse musicale de l’époque, avoir été créée quelques jours auparavant à Dresde. Publiée par la maison Simrock, sous son titre français et sous celui de Tanzsuite, elle n’a malheureusement jamais été suivie de la deuxième suite, que Jaques-Dalcroze projetait sans doute à cette époque.

La Première Suite de danses frappe par son originalité rythmique, le foisonnement de ses idées mélodiques, ainsi que par le caractère très contrasté de ses quatre parties. La première, moderato, débute par une mélodie de caractère presque populaire; le mouvement s’anime peu à peu puis, après divers épisodes brillants et d’une grande diversité rythmique, le thème initial est réexposé avant d’apparaître sous la forme d’une valse. Progressivement, tout se calme et le morceau se termine perdandosi. L’allegretto développe un  motif sautillant exposé tout d’abord par les bois auxquels se joignent bientôt les autres instruments. Une section médiane cantabile précède le retour du premier thème avant une soudaine et dernière pirouette. Dans  le début de l’andante, le compositeur développe un motif très dépouillé, exposé par entrées successives, créant une atmosphère « blanche ». L’allegro con brio final apporte un contraste radical. Solidement campé sur des rythmes très appuyés, bien que constamment changeants, il apparaît comme une grande scène de bal remplie de truculence et de fantaisie et termine joyeusement cette Suite si colorée et remplie d’invention. Cet ouvrage, dont la composition suit sans doute de peu celle du Poème, marque une sorte de point ultime dans la production symphonique de Jaques-Dalcroze. Si ce dernier ne renonce certes pas à l’orchestre, notamment dans des œuvres à vocation chorégraphique, il ne lui consacrera plus d’ouvrages de l’étendue de ceux que nous avons évoqués, à l’exception non négligeable d’un curieux poème symphonique intitulé 1914, Impressions Tragiques, repris d’une esquisse plastique – Der Gang zur Gruft – conçue pour l’Institut d’Hellerau.

© Jacques Tchamkerten

Recommended Recording
cd_cover

Moscow Symphony Orchestra / Adriano
Sterling CDS-1057-2


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